Tikva

Crédit photo Eyal Bar.

Tikva…(1)
Il n’y a aucun mot. Aucun mot pour décrire la terreur islamiste qui frappe Israël de manière constante depuis plusieurs mois. Aucun mot pour décrire la douleur des familles qui perdent les unes après les autres des membres qui leur sont chers. Il n’y a aucun mot pour décrire la douleur d’un parent qui enterre son trésor le plus précieux, d’un mari qui enterre celle qu’il aime, d’une épouse qui enterre celui qui représente son monde, d’un enfant qui voit mourir ceux qui l’ont fait naître. Il n’y a aucun mot.

Aujourd’hui encore, comme hier et avant-hier, comme la semaine dernière et durant les mois précédents, des couteaux pleuvent sur les civils israéliens, des pierres sont lancées contre le tramway de la capitale, des voitures aux conducteurs assoiffés de sang servent d’engins meurtriers, tout comme les armes à feu dont ils se servent, plus efficaces que des armes blanches.

Aujourd’hui, comme depuis le 1er octobre 2015, nous assistons impuissants à la perte de nos frères, tandis que les forces de sécurité déploient chaque jour leur énergie afin de nous protéger. Que nous soyons dans le bus, au travail, affairés à la maison ou à l’extérieur, la moindre information en provenance des médias suffit à nous faire tressaillir de peur, en particulier en cette période d’intifada, qui n’épargne personne. Ces terroristes n’épargnent personne.

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Qu’ils soient âgés de 13 ans ou de 40 ans, on ne peut définitivement pas user du terme de « déséquilibré » pour les qualifier, ce terme que les journalistes prennent du plaisir à utiliser, et que les individus naïfs considèrent comme vérité. En effet, même le plus grand « déséquilibré » ne pourrait agir avec autant de détermination, avec autant d’adoration devant le meurtre. N’ayons pas peur des mots, il s’agit de terroristes. Des terroristes qui passent à l’acte pleinement conscients, arborant un couteau ou une arme à feu avec la plus grande fierté… la fierté de tuer pour tuer.

Ils n’épargnent personne. Ils n’épargnent pas les mères de famille chez elles (Otniel), ils n’épargnent pas les femmes enceintes (Tekoa), ils n’épargnent pas nos braves soldats et soldates, n’épargnent pas les civils qui viennent faire leurs courses, ceux qui viennent prendre du bon temps ou travailler dans un bar de Tel-Aviv, n’épargnent pas les conducteurs au volant de leur voiture, et n’épargnent pas les enfants qui assistent au meurtre de sang froid de leurs parents. Ils n’épargnent aucune ville et s’acharnent sans relâche sur la ville la plus sainte du monde, la salissant de leurs mains ensanglantées.

Hésitant entre colère et peine, entre désir de vengeance mais plus que tout un désir de justice, nous, civils israéliens, résistons. Nous résistons en restant en vie, la vie étant plus forte que la mort. Nous résistons avec la force que seul un Juif possède. Nous résistons avec nos Tefilot(2), nous résistons avec notre confiance en Hachem(3), notre foi en Machia’h(4), nous résistons avec cette fierté d’être ce que nous sommes et d’être là où nous nous trouvons, cette fierté d’être nés en Israël ou d’y avoir immigré, cette fierté que nous seuls possédons.

Et si ces terroristes n’épargnent personne, Hachem, Lui, ne les épargne pas du sort qu’ils méritent…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Shani Guidalia pour http://eli-d-ashdod.com/

(1) Tikva: Espoir.

(2) Tefilot: pluriel de Tefilah prière.

(3) Hachem: le nom, les Juifs ne prononcent pas et n’écrivent pas inutilement celui qu’ils nomment « le nom. »

(4) Machia’h: En français le Messie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eli d’Ashdod pour http://eli-d-ashdod.com/

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