Israël 1400 morts le deuil

Israël 1400 morts le deuil

16 octobre 2023 1 Par Eli

Israël 1400 morts le deuil

Le deuil

Lors du décès d’un proche, la période de deuil permet à l’endeuillé de faire une introspection, d’une manière générale la fratrie se déchire et règle des comptes anciens qui sont restés en suspens.

Israël 1400 morts le deuil

Ici c’est le monde entier qui est en deuil, Israël en raison de la nationalité et de la religion des disparus. En raison de la double nationalité, les décédés sont de nationalités diverses des cinq continents. En Israël 120 nationalités sont représentées.

À ces décès viennent s’ajouter les nombreux otages dont on ignore le sort.

La seule façon d’effectuer un deuil c’est de se réunir sans sortir pendant une semaine, et de parler, il faut que chacun s’exprime pour évacuer sa douleur.

À l’échelon d’Israël, les réseaux sociaux explosent divers groupes sont créés afin que chacun s’exprime sur son ressenti. Il ne faut reprocher à personnes ses paroles même si elles ne correspondent pas à la pensée de chacun.

Si vous souhaitez être informé de nos articles, en renseignant ce formulaire vous en serez avisé dès sa parution.

Ci-dessous le ressenti d’une mère

En voyant des images de conflit à la télé, je me suis souvent demandé ce que signifiait de vivre en temps de guerre.
Je me le demande encore et les réponses apparaissent de minute en minute.
Vivre en temps de guerre c’est entendre les bombardements aussi loin que 80km de chez moi, dans le silence autrement assourdissant de la nuit, vidée de ses bruits de voiture et de moteurs de clim.
Vivre en temps de guerre c’est se demander si on va pouvoir se doucher ou aller aux toilettes sans avoir une alerte. Et encore, chez moi nous avons énormément de chance, nous avons 90secondes pour atteindre les abris. À Sderot et autour de la bande de Gaza, ils ont 10 secondes. 10 secondes. Comment a-t-on le temps d’aller dans la chambre forte en 10 secondes? On ne l’a pas. On y reste et on se contente d’ouvrir la porte entre deux alertes. 10 secondes, c’est le temps de fermer la porte de l’abri.
Vivre en temps de guerre, c’est se demander sans arrêt comment vont nos neveux, nos nièces, nos cousins, cousines, copains qui nous protègent sur le front, et se contenter de ces questions là jusqu’aux prochaines nouvelles qu’on espèrera rassurantes.
Vivre en temps de guerre, c’est tenter d’aller au supermarché faire quelques courses et trouver les rayons vides, en ayant tout d’abord identifié où se trouve l’abri le plus proche.
Vivre en temps de guerre, c’est préparer à manger pour essayer de maintenir un semblant de normalité, pour essayer de se faire un peu de bien, pour s’occuper de nos enfants aussi grands soient ils, et se dire dans la même minute absolument que certains de nos frères et sœurs ailleurs n’ont pas ce luxe. Et tenter de ne pas culpabiliser.
Vivre en temps de guerre, c’est se demander quand on va bien pouvoir reprendre le travail, non pas parce qu’il y a urgence mais parce qu’il va falloir continuer à payer les factures.
Vivre en temps de guerre c’est se demander comment on peut aider ceux qui en ont le plus besoin, avec nos moyens à nous. Alors tout le monde prépare à manger, des colis, du matériel pour les soldats et les personnes qui vivent tout près du front. Ça nous aide et ça les aide.
De mon côté, pour aider avec ce que je sais faire, je vais proposer des cours de yoga en ligne, pour qui veut. Pour trouver un moment où on se défait des tensions afin de reprendre des forces et être encore plus disponible pour faire face à cette situation.
Vivre en temps de guerre, c’est ce mélange de normalité dans l’anormalité la plus totale.
C’est expliquer à nos enfants qu’il est temps de grandir même si on adorerait les voir rester encore des enfants, que le monde dans lequel nous vivons les prive de cette innocence de l’enfance. Et essayer de ne pas culpabiliser. Encore une fois.
Vivre en temps de guerre c’est découvrir tous les jours des horreurs encore plus effroyables que la veille, alors qu’on avait pensé avoir touché le fond. Ma fille prévoyait un voyage de mémoire en Pologne. Je lui ai dit hier qu’elle n’avait pas besoin de partir, la Pologne c’est ici, et nous aurons un travail sur plusieurs générations pour nous souvenir de ce qu’il est en train de se passer et faire que le souvenir des assassinés reste à jamais en nous.
Vivre en temps de guerre, en Israël, c’est découvrir le meilleur de ce dont notre peuple est capable. Une unité sans faille. Et se demander pourquoi il nous faut être dans cette situation tragique pour nous unir. Mais cette question est trop douloureuse encore, et je ne veux pas revenir sur les mois de déchirure que nous avons vécus avant d’en arriver là.
Je voudrais tout oublier et ne garder que la meilleure des sensations : ensemble nous sommes invincibles.
Nous vaincrons, parce qu’il le faut, parce que nous le devons aux assassinés, au peuple tout entier et que telle est notre histoire.
יחד ננצח

עם ישראל חי

Ci-dessous une mère s’adresse aux terroristes du Hamas

Ci-dessous un Israélien s’adresse aux terroristes du Hamas

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eli d’Ashdod pour http://eli-d-ashdod.com/